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ARCHIVÉE: Remise du Prix Michener en journalisme

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Rideau Hall, le mardi 14 juin 2011

 

L’un de mes prédécesseurs, l’honorable Roland Michener, nous a rendu un très grand service en établissant ces prix, il y a une quarantaine d’années. Les journalistes fuient généralement les feux de la rampe, mais chaque année, nous faisons pour l’occasion une heureuse exception.

Aujourd’hui, vous et les organismes de presse que vous représentez êtes à la une, et c’est un honneur pour Sharon et moi de vous recevoir à Rideau Hall pour célébrer l’excellence en journalisme d’intérêt public.

Vous êtes mieux placés que quiconque pour savoir à quel point l’industrie de la presse a changé depuis que Joseph Howe, accusé pour diffamation, a adressé son vibrant témoignage devant un tribunal de la Nouvelle-Écosse, en 1835. Il a prononcé alors les paroles suivantes, qui demeurent tout aussi pertinentes aujourd’hui. Il a dit :

« Les seules questions que je me pose sont : Qu’est-ce qui est correct? Qu’est-ce qui est juste? Qu’est-ce qui est dans l’intérêt public? »

La défense passionnée de Joseph Howe a marqué un tournant dans les débuts de la presse libre dans notre pays. Le lien direct entre sa victoire et le beau travail que vous faites aujourd’hui est évident.

Vous tous, ici présents, êtes les héritiers d’une fière tradition canadienne de journalisme au service de la collectivité. Grâce à l’intérêt que vous portez au bien-être des gens ordinaires au sein de vos communautés, nous vivons dans un pays plus sûr, plus juste et plus responsable à l’égard de l’environnement.

Depuis que je suis gouverneur général, j’invite les Canadiens à imaginer notre pays en 2017, lorsque nous célébrerons le 150e anniversaire de la Confédération. J’estime que nous devons chercher à édifier une nation plus avertie et plus bienveillante, où les citoyens uniront leurs efforts pour bâtir le savoir et pour progresser.

Le journalisme à son meilleur est un exercice d’apprentissage qui aide le public à comprendre les choses, en établissant les faits, en fournissant un contexte et en donnant un visage humain aux questions les plus critiques de l’heure.

Le travail que vous accomplissez comme journalistes et comme organismes de presse au service de l’intérêt public a un caractère à la fois averti et bienveillant. Vous travaillez ensemble pour effectuer les recherches et pour produire et diffuser les dossiers qui ont de l’importance aux yeux des Canadiens.

Je tiens à vous féliciter pour la compassion et la détermination avec lesquelles vous cherchez à tout prix à découvrir la vérité. Ce n’est pas chose facile. C’est un travail qui exige souvent beaucoup de courage et de volonté. Il n’y a qu’à voir le nombre de journalistes dans le monde qui, chaque année, sont condamnés au silence.

Cette année, 24 journalistes ont déjà été tués dans l’exercice de leurs fonctions, et un plus grand nombre encore ont été emprisonnés, selon Reporters sans frontières.

Nous gardons en particulier le souvenir de Michelle Lang, du Calgary Herald, qui a été tuée en même temps que quatre soldats, en Afghanistan, en décembre 2009, alors qu’elle était intégrée à nos troupes canadiennes.

Bien que le gros de votre travail se fasse ici au Canada, où nous jouissons de la liberté de presse, ces tristes statistiques nous rappellent toute l’importance de ce que vous faites.

Comme l’a dit l’un de mes prédécesseurs, le très honorable Jules Léger :

« Une presse libre et dynamique était essentielle pour toute société démocratique. D'ailleurs, sans une telle presse, aucune démocratie ne peut exister. »

Chacune et chacun de vous a répondu à l’appel du devoir, et je vous encourage à continuer de trouver des moyens de créer un Canada encore plus averti et bienveillant, dans un monde juste et équitable.

Au nom de tous les Canadiens, je vous félicite et je remercie le lauréat  du Prix Michener en journalisme de 2010.

Je félicite également Jane Armstrong, la récipiendaire de la Bourse Michener-Deacon de 2011, à qui je souhaite le meilleur des succès.

Merci.