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ARCHIVÉE: Remise des Prix d’or du duc d’Édimbourg

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Halifax, le mercredi 1er juin 2011

 

C’est avec grand plaisir que je remets aujourd’hui les Prix d’Or du duc d’Édimbourg à tant de jeunes femmes et de jeunes hommes qui le méritent. Il est d’autant plus approprié que cette cérémonie se déroule ici, au Quai 21.

Ce prix vise à inciter les jeunes du Canada à changer les choses pour le mieux. À viser plus haut et à rêver grand. À faire de leur vie une histoire de service communautaire, de développement des compétences, d’activité physique, d’expéditions, d’exploration et d’aventure.

Le Quai 21 représente plusieurs de ces aspects aussi. De 1928 à 1971, un million de personnes y sont passées. Des immigrants. Des réfugiés. Des épouses de guerre. Des orphelins. Des personnes évacuées. Des gens qui avaient désespérément besoin d’un pays sûr, paisible et prospère pour y bâtir un nouveau foyer.

Pour eux, le Quai 21 était un lieu d’accueil et un symbole d’espoir. L’endroit où ils allaient commencer un nouveau chapitre de leur vie. Là où ils pouvaient oser rêver d’un avenir meilleur. Là où ils pourraient surmonter d’incroyables défis, déterminés à faire de leur mieux pour partager leurs dons, leurs talents et leurs compétences dans leurs communautés d’adoption.

Imaginons un peu l’arrivée de ces gens ici, à leur descente des navires à bord desquels ils avaient traversé des océans, parfois calmes mais parfois tumultueux. Ils transportent à la main des paniers, des sacs et des malles contenant de précieux souvenirs et les objets essentiels à la vie. À la fois inquiets, excités et remplis d’émotion, ils s’interpellent dans toutes sortes de langues étrangères. Les uns réconfortent des nourrissons en pleurs, tandis que d’autres cherchent leurs enfants égarés ou sourient à ceux qui ont besoin de voir un visage amical. Ils se montrent braves, alors qu’ils ne savent pas exactement où se diriger ni quoi faire ensuite. Ils soupirent enfin de soulagement, remercient en silence la Providence et chantent de joie, lorsqu’ils sont finalement admis au Canada.

En tant que récipiendaires de ce prix, vous rejoignez une multitude de gens qui sont passés par le Quai 21 et qui ont eu un effet positif et durable sur notre pays. Comme beaucoup d’entre eux, vous démontrez que vous pouvez rêver grand. Que vous pouvez vous fixer des buts audacieux. Que vous êtes prêts à vous dépasser et à faire preuve d’initiative et à assumer la responsabilité de vos propres réussites. Que vous avez ce qu’il faut pour persévérer dans l’adversité. Que vous avez à cœur de faire votre part pour le bien de votre collectivité, de votre pays et du reste du monde.

Le Canada ne serait pas ce qu’il serait aujourd’hui sans les nombreuses cultures, ethnies et traditions que les gens ont apportées avec eux de partout dans le monde, lorsqu’ils ont fait de ce pays leur nouvelle patrie. Tout comme il ne serait pas le même sans la contribution que vous avez déjà apportée, malgré votre jeune âge. Vous enrichissez ainsi le tissu même de notre pays, comme l’ont fait les immigrants tout au long de l’histoire du Canada.

Au nom de tous les Canadiens, je vous en félicite du fond du cœur.

Le célèbre philosophe et auteur, C.S. Lewis, a dit un jour : « On n’est jamais trop vieux pour se fixer un nouveau but ou pour rêver un nouveau rêve. »

Vous me rappelez qu’une personne n’est jamais trop jeune non plus.

Certains vous diront peut-être : « Tu es trop jeune pour changer les choses. Tu n’as pas encore ce qu’il faut pour commencer maintenant. Attends de vieillir un peu et alors, tu pourras commencer. » Personnellement, je ne suis pas d’accord.

En fait, parmi ceux qui sont arrivés ici même, à ce quai, nombreux étaient les jeunes. Des enfants, des adolescents et de jeunes adultes qui étaient venus au Canada sans rien de plus que les vêtements qu’ils portaient et l’espoir qui les animait. Plusieurs d’entre eux sont par la suite devenus parmi les meilleurs et les plus brillants éléments de notre société.

Ils ont prouvé, tout comme vous le faites, que ni les capacités mentales ou physiques ni le milieu social d’une personne ne devraient l’empêcher d’assouvir ses ambitions et ses rêves.

Je vous encourage donc à ne jamais laisser quiconque vous dénigrer en raison de votre jeune âge.

Continuez plutôt à donner l’exemple à ceux qui vous entourent. L’exemple de votre façon de parler de vos expériences, de vos aspirations et de vos points de vue. Des bienfaits que vous retirez d’aider ceux qui sont dans le besoin. De comment vous apprenez, en mettant à profit l’éducation que vous avez reçue ainsi que vos activités parascolaires et vos emplois d’étudiants.

Et surtout, l’exemple de votre façon de vivre en cherchant à vous dépasser. En partant à l’aventure. Je vous invite à encourager les autres. À faire ce que sainte Catherine de Sienne voulait dire par ces paroles : « Soyez ce que Dieu veut que vous soyez, et vous mettrez le feu au monde. »

Merci.