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ARCHIVÉE: Remise du Prix d’or du duc d’Édimbourg

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Toronto, le mardi 24 mai 2011

 

C’est pour moi un honneur de remettre le Prix d’or du duc d’Édimbourg à tant de jeunes femmes et de jeunes hommes qui le méritent.

Son Altesse Royale a créé cette récompense en 1956 pour encourager les jeunes à servir leurs communautés. À élargir leurs horizons. À rechercher l’aventure. À rêver de nouveaux rêves.  

Quel héritage durable que ce prix pour tous les Canadiens! C’est un prix qui incite nos jeunes à changer les choses pour le mieux. À viser plus haut et à rêver grand. À faire de leur vie une histoire de service communautaire, de développement des compétences, d’activité physique, d’exploration et d’aventure.

Quand je réfléchis à ma vie, j’éprouve de la reconnaissance envers les nombreuses personnes qui m’ont donné un coup de pouce. Et qui m’ont encouragé à voir plus loin, à entrevoir tout ce qui était possible.

D’origines plutôt modestes, comme le diraient certains, j’ai grandi dans le nord de l’Ontario. À neuf ans, j’ai eu mon premier emploi et, à 11 ans, je travaillais dans un garage de réparation automobile.

Mes parents m’ont appris à travailler fort et à exceller à l’école. J’aimais étudier. J’aimais mon emploi. Et j’aimais les sports — le baseball en été, le football à l’automne, et le hockey en hiver.

Mais je n’avais jamais rêvé qu’un jour, tout cela allait m’amener à l’Université Harvard. C’est qu’un diplômé de Harvard était à la recherche d’étudiants-athlètes. Il connaissait un autre diplômé de Harvard qui, lui, me connaissait.

Ces deux hommes m’ont donné un coup de pouce. J’ai eu de la chance. Une occasion qui ne se serait jamais manifestée pour un jeune comme moi sans leur aide. Je souhaite donc cette chance à toutes les filles et à tous les garçons du Canada et du monde entier. Une chance qui, grâce à ce prix, incitera des jeunes à saisir l’occasion d’en faire une réalité.

Non seulement ces deux diplômés de Harvard m’ont-ils offert la possibilité de réussir, ils ont aidé une communauté tout entière à réussir. Même le mécanicien pour lequel j’avais travaillé a apporté sa contribution en me trouvant une voiture pour faciliter mes déplacements entre mon patelin et Boston.

Et ça ne s’est pas arrêté là. Les gens ont continué à me forcer à me dépasser. Après avoir  reçu mon diplôme de Harvard, j’ai obtenu une bourse de la Fondation Rotary qui m’a permis d’aller étudier le droit en Angleterre.

Des gens ont cru en moi, moi un petit gars du nord de l’Ontario. Ils m’ont inspiré et m’ont encouragé. Et ils ont aidé à faire de moi l’homme que je suis.

Si je vous raconte cette histoire, ce n’est pas par vantardise, mais bien pour souligner ce que représente ce prix. Ce prix qui signifie que tout est possible. Que vous pouvez vous dépasser. Que vous pouvez vous fixer des buts élevés et rêver grand. Et que vous pouvez faire en sorte de les concrétiser.

En d’autres termes, faire ce que voulait dire George Bernard Shaw par ces mots désormais célèbres : « Certaines personnes voient les choses et se demandent “pourquoi?” Nous rêvons de choses qui n’existent pas encore et nous disons “pourquoi pas?” »

En tant que gouverneur général, l’un de mes principaux objectifs est d’inciter tous les Canadiens à s’engager davantage dans le bénévolat. Au sein de leur communauté. Pour le  service collectif.

J’espère encourager tous les Canadiens à reconnaître le véritable potentiel des jeunes, pour que ceux-ci aient la chance de réussir. À se donner afin d’aider d’autres à réaliser leurs rêves, tout comme des gens l’ont fait pour moi, il y a de nombreuses années.

Le Prix d’or du duc d’Édimbourg exige des récipiendaires qu’ils fixent leurs propres buts. Qu’ils se lancent des défis. Qu’ils soient les artisans de leur succès. Qu’ils persévèrent dans l’adversité.

En tant que récipiendaires de ce prix, vous rejoignez un groupe de personnes exemplaires qui ont démontré qu’elles étaient disposées à atteindre les plus hauts sommets. Des personnes  axées sur la réussite. Des personnes portées par leur rêve. Des personnes résolues à faire leur part.

En effet, 91 pour cent des 400 000 Canadiens qui ont reçu le Prix depuis 1963 continuent de faire du bénévolat au sein de leurs communautés, d’un océan à l’autre et à l’autre.

Winston Churchill a dit un jour, « On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne. »

Vous construisez certainement votre vie sur ce que vous donnez. Vous êtes résolus à changer les choses pour le mieux. Vous êtes sur la voie du service communautaire. Vous allez au-delà de vos capacités, affirmant ainsi que ni les capacités mentales ou physiques ni le milieu social d’une personne ne devrait l’empêcher d’assouvir ses ambitions. 

Au nom de tous les Canadiens, je vous en félicite du fond du cœur.

Je vous encourage à ne pas dévier du chemin que vous vous êtes tracé. Je vous incite à continuer de voir plus loin que le présent. À continuer de servir autrui comme vous souhaiteriez l’être vous-mêmes. À continuer de rêver grand et de faire tout ce que vous pouvez pour aider d’autres personnes à réussir. À continuer de rechercher de nouvelles aventures et de sortir des sentiers battus. Et à continuer de reconnaître un besoin, puis d’être disposés à répondre à l’appel du devoir.

Merci.