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Nouvelles

ARCHIVÉE: Présentation des lettres de créance (Afrique du Sud, Trinité-et-Tobago, Thaïlande, Hongrie, Nicaragua, Moldavie)

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La Citadelle, le mardi 8 février 2011

 

Bienvenue à la Citadelle. 

Il y a plus de 400 ans, Samuel de Champlain a fondé cette magnifique ville de Québec, devenant l’une des figures historiques les plus connues du Canada et se méritant le titre de « père de la Nouvelle-France ».

David Hackett Fischer, un historien lauréat du Prix Pulitzer, a écrit une superbe biographie de Champlain intitulée Champlain’s Dream.  Certains des propos de cet auteur revêtent pour nous, aujourd’hui, une pertinence particulière.

Champlain a consacré sa vie à la poursuite d’un rêve. Un rêve né de l’expérience d’un jeune homme ayant vécu dans un monde déchiré par la guerre civile et les conflits religieux. Il rêvait d’un monde où des gens de religions, de cultures et de convictions différentes pourraient vivre en paix, côte à côte.

Au fil du temps, Champlain a pu faire de son rêve une réalité et ce, grâce surtout à sa capacité de rassembler les gens. Des gens qui possédaient des expériences extrêmement différentes les uns des autres. Des gens qui travaillaient et vivaient dans des mondes inconnus des uns et des autres. Des gens qui, dans d’autres circonstances, se seraient affrontés.

Gens de la noblesse aussi bien que simples citoyens, Européens comme Nord-Américains, protestants ou catholiques, Champlain a appris l’importance de travailler en collaboration avec les autres. Il a appris à travailler avec des gens de divers milieux. Il a appris à jeter des ponts entre les gens, en prônant l’honnêteté, la confiance et le respect. À miser sur leurs victoires et à minimiser leurs défaites. Et à montrer aux autres qu’il s’intéressait véritablement à eux, bien qu’ils fussent différents de lui.

Le portrait que Fischer fait de Champlain me rappelle ce que vous, en tant que diplomates, faites chaque jour. Vous aussi évoluez dans un univers peuplé de milieux différents, pour favoriser les relations entre ceux de vos pays et ceux du mien. Vous êtes appelés à travailler avec des gens qui sont souvent différents de vous. Vous facilitez un dialogue international nécessaire et important par votre présence même dans notre capitale. Vous imprégnez d’une dose d’amitié, de confiance et de bonne volonté les questions cruciales qui nous affectent tous. Bref, vous aidez à ce que chacun de nous puisse vivre dans un monde plus pacifique, plus sûr et plus prospère.

À votre manière, vous appuyez le rêve de Champlain et contribuez à sa réalisation. C’est donc dans cet esprit que je suis heureux de vous accueillir au Canada, ainsi que vos familles, en recevant vos lettres de créance et de commission.

Madame le Haut-Commissaire Pheko, je suis convaincu que vos nombreuses années d’expérience en affaires, en journalisme, au sein d’organisations non gouvernementales et en santé publique vous permettront d’accomplir au mieux votre travail au Canada pour le compte de l’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud est devenue l’un des principaux partenaires politiques et commerciaux du Canada, et nous sommes heureux à la perspective d’élargir et de solidifier nos relations bilatérales. Compte tenu du fait que nos deux pays sont situés à deux extrémités du globe, la forte croissance des relations commerciales représente un développement non négligeable. Le Canada apprécie par ailleurs l’importante contribution de l’Afrique du Sud au maintien de la paix sur le continent africain. Nous avons la ferme intention d’œuvrer étroitement avec vous pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique.

Monsieur le Haut-Commissaire Buxo, vous connaissez bien le Canada pour y avoir travaillé et vécu depuis 2007. Grâce à votre leadership et votre talent de communicateur et à votre imposant et diversifié réseau de décideurs, tant au Canada que dans la Communauté des Caraïbes (CARICOM), vous avez assurément tous les atouts pour vous acquitter de vos nouvelles fonctions de haut-commissaire.

Je sais que des chercheurs de l’Université d’Ottawa et de l’University of West Indies unissent leurs efforts à ceux de communautés côtières du Canada et de plusieurs pays des Caraïbes pour échanger des idées sur la façon dont ces communautés essentiellement indigènes peuvent s’adapter au changement climatique.

Trinité-et-Tobago est un ami proche et partenaire majeur du Canada dans les Caraïbes et notre hémisphère. Le Canada apprécie le leadership dont vous faites preuve dans le groupe des pays membres de CARICOM. Nous sommes ravis à l’idée de développer encore plus  nos solides relations, en coopérant étroitement sur les questions de sécurité et d’énergie et en vue de l’intensification du commerce bilatéral et des investissements.

Monsieur l’ambassadeur Udomphol, permettez-moi de vous féliciter pour vos 30 ans de service au sein de la fonction publique. Comme vous, j’ai le désir de servir le public et j’espère avoir l’occasion de bénéficier des leçons que vous avez sans doute apprises tout au long de votre carrière.

Le Canada est impatient de célébrer, cette année, les 50 ans de relations diplomatiques avec la Thaïlande. Nous sommes ravis du fait que nos relations bilatérales continuent de s’élargir et de s’approfondir dans des domaines tels que le commerce et le tourisme et la coopération visant à combattre la migration clandestine.

Étant moi-même un éternel étudiant et pédagogue, je suis particulièrement heureux de constater que les relations entre les milieux universitaires occupent une place importante dans nos relations bilatérales. J’ai été à même d’apprécier la valeur d’ententes de coopération durables entre diverses universités dans le monde, aussi bien pour les étudiants que pour les professeurs et les chercheurs.

Monsieur l’ambassadeur Pordany, je souhaite en apprendre davantage sur vos études et vos publications dans le domaine de la langue et de la culture. Comme vous le savez, ce sont là  des questions importantes pour tous les Canadiens. Je suis sûr que vous vous sentirez chez vous au Canada, parce que nous avons ici d’importantes et dynamiques communautés d’origine hongroise. 

Le Canada accorde une grande importance à ses excellentes relations avec la Hongrie. Nous avons en commun des liens historiques solides et un engagement à l’égard de la paix, de la sécurité et du respect des droits de la personne. Il nous tarde de solidifier nos relations en finalisant l’Entente de mobilité pour les jeunes entre le Canada et la Hongrie, afin de faciliter leurs déplacements et leur travail dans nos pays respectifs. Nous souhaitons à la Hongrie le plus grand succès possible à la présidence de l’UE.

Monsieur l’ambassadeur Campbell, vous êtes également un merveilleux exemple de serviteur public engagé. Je suis convaincu que le Canada bénéficiera de votre distinguée carrière de plus de 30 années au sein du Parlement d’Amérique centrale et d’ambassades du Nicaragua un peu partout dans le monde. Votre carrière universitaire m’intéresse également au plus haut point.

Le Canada valorise les relations qu’il entretient depuis longtemps avec le Nicaragua, surtout dans les secteurs de la coopération pour le développement, du commerce et des investissements. Nous sommes heureux à l’idée de continuer à renforcer ces relations dans les années à venir.

Monsieur l’ambassadeur Munteanu, vous me voyez ravi d’apprendre qu’une partie de votre carrière s’est déroulée  dans le milieu universitaire et que vous avez œuvré au sein de l’administration publique. J’espère que nous aurons l’occasion de discuter plus à fond de votre travail. J’aimerais particulièrement en apprendre davantage sur le programme de politique publique que vous avez élaboré pour des étudiants de niveau universitaire.

Le Canada accueille favorablement et appuie une coopération accrue entre les institutions moldaves et euro-atlantiques, notamment dans les domaines de la réforme démocratique et de la primauté du droit. Nous sommes ravis de la manière avec laquelle la Moldavie travaille de concert avec les pays de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme. Le Canada est désireux d’approfondir ses relations avec votre pays dans l’avenir.

Encore une fois, bienvenue au Canada et à la Citadelle. C’est pour moi un véritable honneur de vous féliciter au nom de tous les Canadiens. Mon épouse Sharon et moi sommes impatients de vous connaître mieux individuellement.

Merci.