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ARCHIVÉE: Remise des Prix Killam

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Rideau Hall, le mardi 14 décembre 2010

 

Mon épouse Sharon et moi sommes ravis de vous accueillir à Rideau Hall pour la remise des Prix Killam.

En 1981, Dorothy Killam offrait les fonds nécessaires à la création de ces prix à la mémoire de son mari, Izaak Walton Killam, pour faire en sorte que sa vision d’un Canada meilleur se perpétue.

Pour plusieurs raisons, je me sens personnellement très lié à la Fondation Killam, notamment pour avoir eu le privilège de prononcer l’allocution principale lors de la remise des Prix en 1995. Dans mon discours, j’avais souligné que « Notre but (dans les universités canadiennes) est de créer un environnement où l’innovation et les idées peuvent rayonner et nous affecter positivement les uns les autres, afin que nous puissions bâtir une société concurrentielle du point de vue économique et qui agit de façon citoyenne. »

Vous êtes nombreux à savoir que la majeure partie de ma carrière s’est déroulée dans le milieu universitaire. Voilà pourquoi je suis si heureux d’être entouré des plus grands pédagogues et chercheurs du Canada. Ces hommes et ces femmes ont jeté un regard approfondi sur notre tissu social, notre environnement, notre santé et autres grandes questions, en se posant la question « pourquoi? » et surtout, « pourquoi pas? »

Les Prix Killam ont, de par leur nature, un lien direct avec l’un des piliers que je compte solidifier durant mon mandat comme gouverneur général, notamment l’apprentissage et l’innovation.

Il est de notre devoir, dans notre société contemporaine en constante évolution, d’appuyer nos institutions postsecondaires, où se développent les cerveaux les plus brillants de notre nation. C’est là que la prochaine génération se prépare à assumer le leadership dans toutes les sphères d’activité. Ces établissements ouvrent le champ à l’innovation grâce aux recherches importantes qui y ont cours.

Le Canada figure au 6e rang de 32 pays de l’OCDE pour les dépenses du secteur des l’enseignement supérieur réservées à la recherche et au développement. Toutefois, nous sommes au 16e rang seulement pour ce qui est des dépenses des entreprises en recherche et en développement.

Notre pays se doit d’être un chef de file dans les investissements consacrés à son avenir.

L’édification d’une nation avertie et bienveillante repose sur la nécessité de reconnaître l’importance cruciale du point de vue socio-économique d’investir dans le savoir et dans la formation de citoyens compétents et instruits. Nous devons considérer le coût de l’éducation comme un investissement social et non comme une dépense. Le Canada ne peut se permettre de laisser se creuser l’écart entre ses institutions d’enseignement supérieur et celles qui sont les meilleures au monde. Notre pays se doit en outre de mieux faire connaître la contribution des chercheurs canadiens. 

Suivons alors l’exemple du programme des Prix Killam qui aident, avec les fiducies Killam et les bourses de recherche Killam, à financer la recherche et qui rendent hommage à ceux qui ont changé — ou qui ont la possibilité de changer — le Canada et le monde.

À deux pas d’ici, aux Laboratoires du Conseil national de recherches, on peut lire dans la pierre une inscription qui date de 1935 et qu’avait choisie Mackenzie King pour évoquer la quête de la vérité. En voici un extrait : « Plus on cherche, plus on s’émerveille. »

Chacun à leur façon, les lauréats des Prix Killam incarnent ce message. Ces hommes et ces femmes ont consacré leurs carrières, voire leurs vies, à la recherche. Certains se sont lancés à la recherche d’une vérité absolue pour répondre à un problème universel épineux; d’autres ont voulu élucider une question revêtant un intérêt particulier pour eux; ou d’autres encore ont aidé de jeunes Canadiens à découvrir et définir leurs propres objectifs. Tous ont éprouvé ce sentiment d’émerveillement que suscitent la découverte et l’apprentissage.

L’auteur et chercheur George Whalley a dit un jour : « Une personne instruite ne se conjugue pas au participe passé, car l’éducation, c’est un processus sans fin qui dure toute la vie. » Vous tous ici savez à quel point cela est vrai. Nos lauréats, en particulier, le savent.

Depuis leur création, les Prix Killam ont été décernés à de nombreux Canadiens en reconnaissance de leurs réalisations exceptionnelles dans les domaines des sciences sociales, des sciences de la santé, du génie, des  sciences naturelles et des sciences humaines.

Vous les lauréats d’aujourd’hui qui venez de rejoindre leurs rangs, vous avez apporté une énorme contribution dans vos domaines respectifs. Vous avez inspiré à vos étudiants le désir de poursuivre leurs rêves. Vous êtes les auteurs d’ouvrages savants dont le contenu est  maintenant enseigné à d’autres. Vous avez changé notre façon de voir les choses. Vous avez ouvert de nouvelles perspectives qui soulèvent des questions que d’autres se chargeront de résoudre. Cette reconnaissance, vous l’avez méritée non seulement pour vous-mêmes, mais également pour vos prestigieuses institutions.

Je me rappelle que lorsque je travaillais à l’Université de Waterloo et avant cela, à l’Université McGill, j’étais fier de ceux qui remportaient le Prix Killam, tout autant que je suis fier de vous tous aujourd’hui. L’université, c’est comme une famille, et lorsqu’un de ses membres est honoré, nous le sommes tous. Vous êtes des ambassadeurs exemplaires pour vos universités et vous nous prouvez ainsi de nouveau ce que nous savions déjà — que vous êtes des atouts inestimables pour le milieu des études supérieures au Canada.

Saint Augustin a écrit : « Pour juger de la qualité d’une société, voyez ce qu’elle chérit. » Moi, je vous dis : chérissons nos enseignants, nos chercheurs et nos écoles.

Aujourd’hui, nous leur rendons hommage, et je vous remercie de votre présence à cette célébration du savoir et de l’innovation.

En terminant, je tiens à féliciter les cinq récipiendaires de 2010 ainsi que les cinq universités qu’ils représentent. Vous ne cessez de nous étonner par vos travaux et de nous inspirer par votre détermination.

Merci.