Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

ARCHIVÉE: Gala annuel de la Société royale du Canada

Information archivée dans le Web

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange par contactez webmestre@gg.ca.

Ottawa, le samedi 27 novembre 2010

 

Je suis honoré de me joindre à vous ce soir pour la cérémonie annuelle de réception de nouveaux membres au sein de la Société royale du Canada et de remise des prix.

Je tiens à vous féliciter toutes et tous pour l’excellent travail que vous accomplissez dans les domaines des arts et lettres et des sciences naturelles et sociales. Les Canadiens sont vraiment privilégiés de pouvoir compter parmi eux des chercheurs, des artistes et des scientifiques aussi éminents. Nous sommes reconnaissants à la Société royale de ses efforts visant à encourager l’excellence.

J’aimerais tout d’abord souligner à quel point le Grand hall du Musée des beaux-arts du Canada est l’endroit le mieux approprié pour nous réunir ce soir et célébrer vos réalisations.

Comme vous le savez, les membres de la Société royale du Canada ont joué un rôle important dans l’établissement de ce musée, qui a merveilleusement réussi à promouvoir les arts visuels et la culture, aussi bien au Canada qu’à l’étranger.

L’un de mes prédécesseurs, le marquis de Lorne, avait vu loin, lorsqu’il a fondé la Société royale en 1882. C’est ainsi qu’il a aidé à jeter les fondements de nombreuses institutions importantes de ce pays vouées aux arts et lettres et aux sciences.

Comme le fait remarquer l’historien Carl Berger, l’histoire de la Société royale est un « microcosme » des grands thèmes du développement intellectuel du Canada.

Vous comprendrez donc l’enthousiasme que j’éprouve à être ici ce soir, en ce début de  mandat comme gouverneur général.

Depuis mon installation, j’invite les Canadiens à se joindre à moi pour imaginer ce que pourrait être notre pays. Nous cherchons à devenir une nation éclairée et bienveillante, où tous les Canadiens peuvent réussir, contribuer au mieux-être de la société et développer leur plein potentiel. Nous voulons que le Canada soit un pays qui accroît et met en application les connaissances de ses citoyens afin de pouvoir améliorer le sort de tous, tant au pays qu’à l’étranger. 

Cette vision repose sur trois piliers que j’ai évoqués : soutenir les familles et les enfants; accroître l’apprentissage et l’innovation; et encourager la philanthropie et le bénévolat.

Ce soir, j’aimerais attirer l’attention sur l’un de ces piliers : accroître l’apprentissage et l’innovation.

Selon moi, le savoir est le fondement sur lequel nous pouvons édifier une société plus éclairée et plus bienveillante.

L’apprentissage accroît l’estime de soi des gens, qui deviennent ainsi aptes à aider leurs familles, leurs collectivités et leur pays. J’ai pu observer cette réalité tout au long de ma vie, comme étudiant et pédagogue, et je sais que vous êtes tout aussi convaincus du pouvoir et de du trésor que représentent le savoir.

Une société qui appuie l’acquisition continue du savoir et l’avancement des connaissances suscite l’espoir chez ses citoyens.

L’éthicienne Margaret Somerville nous rappelle que l’espoir est « l’oxygène de l’esprit humain ».

Parlons d’innovation maintenant. L’innovation, c’est essentiellement la conception de nouvelles idées qui permettent d’améliorer notre façon de faire. Innover, c’est voir les choses sous un nouvel angle et imaginer ce qui n’existe pas encore.

L’innovation mène à la découverte. Pensons à Samuel de Champlain, dont la statue sur la pointe Nepean, à côté d’ici, nous le montre avec le regard dirigé vers l’ouest, en amont de la rivière des Outaouais, avec l’astrolabe en main.

Et sur quoi a débouché sa découverte? Le Canada : une expérience de paix, de tolérance et d’inclusion qui se poursuit jusqu’à maintenant.

Mais cette expérience a commencé par l’apprentissage.  

Joseph Howe, ce célèbre Néo-Écossais, a dit : « Le triangle est une figure simple et, pourtant, ses propriétés nous permettent de traverser les océans et de mesurer les planètes. »

J’aimerais élargir la portée de cette métaphore mathématique : comment s’y prendre pour encourager l’apprentissage et l’innovation dans la poursuite de notre vision d’un Canada plus éclairé et plus bienveillant? Comment concilier la quête de l’excellence et l’égalité des chances pour tous les Canadiens?

Aucun autre pays que le Canada, à ma connaissance, n’a déployé autant d’efforts pour assurer l’égalité des chances. Dans notre système scolaire public, tous les élèves canadiens ont accès aux études primaires et secondaires, avec la possibilité d’étudier dans les deux langues officielles. Cela ne doit toutefois pas se faire au mépris de la qualité, de l’excellence et de l’originalité.

Je crois que nous devons continuer d’innover en matière sociale et technologique et d’offrir aux gens l’éducation, les compétences et la formation dont ils ont besoin pour réussir en cette ère de mondialisation et ce, en faisant preuve d’originalité.

Et comment pouvons nous réussir à faire cela?

Premièrement, nous devons trouver de nouvelles façons de témoigner notre reconnaissance et notre appréciation envers nos enseignants, ces hommes et ces femmes qui ont à cœur de nous inspirer, de nous encourager et de nous forcer à nous dépasser.

Quiconque a réussi le moindrement dans la vie peut attribuer son succès aux nombreux enseignants, mentors et instructeurs qui l’ont aidé à devenir une meilleure personne.

Deuxièmement, nous voulons insister sur  l’importance d’appuyer les sciences et la recherche scientifique. Un pays éclairé et bienveillant fait en sorte que les sciences soient la pierre d’angle de l’éducation et qu’elles s’inscrivent dans notre définition de l’alphabétisme au 21e siècle.

Enfin, nous devons encourager l’appréciation pour les arts et lettres et les sciences sociales. J’estime que l’imagination et la compréhension mutuelle sont essentielles au croisement des disciplines et à l’accroissement de notre connaissance de nous-mêmes et de nos sociétés.

Une nation éclairée reconnaît le fait que nous ne vivons plus dans un monde linéaire, où le savoir est généré et conservé en silos.

Einstein disait que pour chaque problème complexe, il y a une solution simple et une mauvaise solution.

Les problèmes les plus intéressants et les plus compliqués à résoudre dans nos universités, aujourd’hui, sont ceux dont la solution ne repose pas sur l’expertise d’une discipline unique.   

Les membres de la Société royale du Canada savent que, finalement, les savoirs sont tous reliés entre eux.

Je suis moi-même convaincu de l’interconnectivité des savoirs et de l’importance cruciale de les diffuser.

Sur l’écu de mes nouvelles armoiries, on peut voir l’image d’une bougie allumée. Cette bougie symbolise non seulement un esprit éclairé, mais également la transmission du savoir d’une personne à une autre. Le partage collectif du savoir éclaire notre société.

J’aimerais féliciter et remercier sincèrement les lauréats des prix de cette année et les nouveaux membres de la Société royale.

Je vous encourage à poursuivre votre travail acharné dans la collaboration. Vous avez répondu à l’appel du devoir. Sachez que vos efforts aident à créer le Canada plus éclairé et plus bienveillant auquel nous aspirons tous.

Merci.