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Nouvelles

ARCHIVÉE: Lancement du projet citoyen « Learning: Everybody’s Project » (L’apprentissage, c’est l’affaire de tous)

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Fredericton, le mercredi 10 novembre 2010

 

Mon épouse Sharon et moi sommes honorés de prendre part à votre table ronde. Nous étions impatients d’avoir cette occasion, cette chance, de converser avec vous tous et, bien sûr, de venir au Nouveau-Brunswick.

Les Pères de la Confédération ont créé un régime fédéral qui allait permettre à divers groupes de gens de prospérer, côte à côte, en participant à une entreprise commune, grâce à une répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

L’éducation a été confiée à la compétence des provinces. Ainsi, chaque province allait pouvoir refléter son propre caractère linguistique, culturel et religieux dans son système scolaire. Cela n’a pas empêché certaines écoles, au fil de notre histoire, de faire face à des défis pour protéger les droits linguistiques et religieux. Cela dit, je crois que nous sommes tous d’accord avec la phrase qui suit, gravée dans l’enceinte de l’édifice législatif de l’Île-du-Prince-Édouard : « La Providence étant leur guide, ils ont dépassé leurs propres attentes. »

Le Nouveau-Brunswick peut être fier d’avoir toujours promu l’excellence en éducation. Votre système scolaire appuie votre riche culture acadienne et permet aux langues française et anglaise de s’épanouir.

Vos collèges et vos universités sont renommés pour leurs normes élevées à travers le Canada et le monde. Ces établissements ont été des pionniers de l’enseignement supérieur qu’ils prônent depuis des années. En fait, l’Université du Nouveau-Brunswick est l’une des plus anciennes universités publiques en Amérique du Nord.

Fondée en 1785, elle est devenue la première université de langue anglaise au Canada. En 1875, Mount Allison devenait la première université de l’Empire britannique à décerner un diplôme de premier cycle à une femme.

Pourtant, vous ne vous reposez pas sur vos lauriers. Nombreuses sont les commissions qui ont été créées et les études qui ont été entreprises pour examiner diverses façons d’améliorer l’éducation dans la province. En 1993, par exemple, Aldéa Landry et Jim Downey ont présidé conjointement la Commission d’excellence en éducation.

Comme vous le savez sans doute, Jim Downey est un ami très proche et il m’a précédé comme président de l’Université de Waterloo, poste qu’il a occupé jusqu’en 1999. Comme tant de gens au Nouveau-Brunswick, j’ai appris de Jim Downey d’importantes leçons en matière d’éducation.

Maintenant, vous vous lancez dans cette initiative dans le but de développer une culture fondée sur l’acquisition continue du savoir. Une culture où l’apprentissage à quelque étape de la vie que ce soit est grandement valorisé par chaque citoyen du Nouveau‑Brunswick.

Étant moi-même un éternel étudiant et pédagogue, je ne saurai jamais vous féliciter assez pour vos efforts. Faciliter l’éducation permanente est un gage de réussite pour une société. L’apprentissage continu accroît l’estime de soi, et cette fierté qu’acquièrent ainsi les gens se répercute sur leurs familles, leurs milieux de travail, leur province, leur pays et, finalement, à l’échelle du monde.

J’ai pu le constater dans ma propre vie, et dans celle de Sharon, de nos enfants et de nos petits‑enfants. Je sais que vous en aurez également la preuve ici, au Nouveau‑Brunswick, où les possibilités offertes par un apprentissage continu amélioreront la vie de tous les habitants.

Au cours des cinq prochaines années, le but que je me suis fixé comme gouverneur général est de faire ma part pour aider à façonner le Canada de manière à ce que cette nation soit véritablement éclairée et bienveillante. J’entends, par cela, un pays où tous les Canadiens peuvent réaliser leur plein potentiel. Un pays où nous utilisons le savoir pour améliorer le sort de nos concitoyens et des citoyens d’autres pays.

Pour pouvoir atteindre ce but, j’estime que nous devons mettre l’accent sur trois piliers :

soutenir les familles et les enfants;
accroître l’apprentissage et l’innovation; et
encourager la philanthropie et le bénévolat.

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire part de certaines de mes idées concernant le deuxième pilier, soit l’accroissement de l’apprentissage et de l’innovation.

Nos systèmes d’éducation publics font, à juste titre, la fierté des Canadiens. Ils offrent un accès universel aux écoles primaires et secondaires et ce, dans les deux langues officielles.

Malgré le succès de ces systèmes, il reste encore beaucoup à faire. Je crois en effet que nous devons continuer à innover pour faire en sorte que l’accès universel et les programmes bilingues produisent un succès retentissant.

Je m’explique. Selon moi, nous devons innover socialement, c’est-à-dire dans la manière dont nous investissons dans la vie des gens et dans le milieu de travail. Par exemple,

  • Nous devons trouver de meilleurs façons d’intégrer au marché du travail les immigrants hautement qualifiés et très instruits;
  • Nous devons offrir aux membres des Premières Nations le même accès à une éducation et une formation de qualité qu’au reste des Canadiens, afin qu’ils puissent échapper au cercles vicieux de la pauvreté, véritable fléau dans un trop grand nombre de leurs communautés; 
  • Nous devons reconnaître adéquatement la contribution inestimable de nos enseignants à l’enrichissement de la vie de leurs étudiants.

Nous devons également innover en matière de technologie, c’est-à-dire en offrant aux gens l’éducation, la formation et les possibilités d’acquérir les compétences requises pour être à la hauteur de la concurrence dans le marché mondial.

  • Le Canada compte la plus grande proportion de diplômés postsecondaires au monde. Par contre, le nombre de nos diplômés de deuxième et troisième cycles en sciences et en génie est l’un des moins élevé des pays du G-7. Alors, comment pouvons-nous nous attendre à ce que les entreprises canadiennes qui embauchent ces diplômés continuent de développer des technologies de pointe face aux meilleures au monde dans ce domaine?
  • Comparativement aux États-Unis, nous produisons 90, 70 et 50 pour cent respectivement de diplômés de premier, troisième et deuxième cycles par habitant. En outre, nos attentes quant au besoin d’employés possédant des diplômes d’études supérieures dans les entreprises sont considérablement moindres que chez nos voisins américains. Cela s’explique par les investissements relativement peu élevés en recherche et en développement dans les entreprises canadiennes (16 sur 30 pays de l’OCDE) et par notre taux de productivité qui a baissé, au cours des vingt dernières années, par rapport à celui des États-Unis.
  • Nous devons accroître la formation professionnelle pour permettre aux gens de conserver leurs emplois ou pour les aider à occuper de nouveaux emplois, compte tenu de l’évolution constante de la technologie dans une économie mondiale fragile.

Des tables rondes comme celle-ci sont d’excellents points de départ, car elles permettent de générer le genre d’idées dont nous avons besoin pour faire progresser l’apprentissage permanent au 21e siècle.

Vous, au Nouveau-Brunswick, qui êtes déterminés à instaurer une culture d’apprentissage continu, imaginez ce que deviendra votre province dans les années à venir. Imaginez quel merveilleux exemple le Nouveau-Brunswick représentera pour le reste du Canada.

  • Le Nouveau-Brunswick sera considéré comme une province éclairée, offrant à sa population les outils nécessaires pour donner suite à des idées avant-gardistes aussi bien dans la salle de classe que dans le laboratoire et dans le milieu de travail.
  • Le Nouveau-Brunswick sera considéré comme une province bienveillante, parce que vous vous serez donné comme priorité d’améliorer le sort de vos citoyens en leur offrant des possibilités d’apprentissage continu, d’acquisition de compétences et de formation.

C’est ainsi que vous continuerez d’inspirer tous les Canadiens à voir grand. À accroître leur rendement. À innover envers et contre tout. Puis, armés de compétences nouvelles, à en faire bénéficier leurs familles, leurs collectivités, leur pays et le monde.

Merci.