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ARCHIVÉE: Parade d'adieu

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Parade d’adieu

Ottawa, le mercredi 29 septembre 2010

Je vous remercie chaleureusement de vos témoignages et de votre solidarité à mon égard. Sachez que je vous en suis infiniment reconnaissante.

Je disais récemment qu’on ne naît pas commandante en chef, et que si je le suis devenue avec détermination, c’est grâce à vous.

À un point tel, d’ailleurs, que je n’ai pas hésité un seul instant à revêtir, au cours de mon mandat, l’uniforme militaire des trois forces de l’armée canadienne pour rendre hommage aux femmes et aux hommes qui le portent avec fierté.

Or, comme j’ai déjà eu l’occasion de m’en expliquer, ce geste était loin d’être anodin pour moi qui ai grandi sous le joug d’une dictature sans merci où l’uniforme militaire était associé à la répression brutale de la population.

Vous côtoyer, au cours des cinq dernières années, m’a permis de mesurer l’intégrité, le courage et la générosité des militaires canadiens.

Partout où je suis allée, j’ai été témoin de votre travail remarquable au pays et des risques inconcevables que vous prenez à chaque instant dans le monde pour bâtir la paix, apporter une assistance d’urgence et participer à des efforts de reconstruction.

Depuis ma toute première visite à l’étranger, à titre de gouverneur général du Canada, pour accompagner des anciens combattants autochtones à une cérémonie du Souvenir au cimetière de guerre canadien à Bény-sur-mer en France, jusqu’à Kandahar en Afghanistan où je me suis rendue à deux reprises, en passant par mon Haïti natale cruellement éprouvée par des inondations, puis un tremblement de terre, et l’émouvante commémoration de la capitulation nazie à Ouistreham aux côtés du président de la République française, en ce jour solennel du 8 mai 2008, et combien d’autres moments et d’occasions encore passés aux côtés des Forces canadiennes, je n’ai rencontré que des femmes et des hommes d’exception.

Des femmes et des hommes qui bravent tous les dangers, prêts à tous les efforts et à tant de sacrifices pour que prévale dans le monde cet idéal de liberté et de justice si cher aux Canadiennes et aux Canadiens de tous les horizons.

Des femmes et des hommes aux côtés desquels j’ai versé des larmes sur le tarmac de Trenton lors des cérémonies de rapatriement, de même que celles et ceux revenus blessés et à qui j’ai rendu visite dans des hôpitaux.

Des femmes et des hommes qui doivent s’éloigner de celles et ceux qu’ils aiment et qui les appuient sans équivoque pour venir en aide aux sinistrés, aux populations en danger et aux malchanceux de ce monde.

Des femmes et des hommes qui m’ont accompagnée partout tout au long de mon mandat et m’ont entourée de leur attention en leur qualité d’aides de camp. Permettez-moi de les remercier aujourd’hui publiquement devant vous.

J’ai été appelée à travailler avec deux Chefs d’État-major durant mon mandat, le Général Hillier puis le Général Natynczyk, deux hommes remarquables avec lesquels la relation de confiance a été sans faille et les discussions ont été menées dans un esprit constructif, un dialogue constant sur les défis, les enjeux, les réalités auxquels les soldats et leurs familles sont confrontés. Je tiens à saluer ici l’ouverture d’esprit dont ils ont fait preuve.

En somme, les femmes et les hommes que vous êtes et que je porterai à jamais dans mon cœur, de tous les rangs, régiments, services et départements au sein des Forces canadiennes, à vous toutes et vous tous je tiens à dire merci au nom de tous les Canadiens mais aussi de toutes les populations dans le monde auxquelles vous apportez votre soutien. En Haïti, lorsque j’y étais, combien d’Haïtiennes et d’Haïtiens m’ont dit : « Les militaires canadiens travaillent avec amour. », ce qui en un mot traduisait votre humanisme.

Mon prédécesseur, le général Georges Vanier, disait que « la vie militaire, faite de discipline et de camaraderie, forme les hommes à la vie civile en leur inculquant l’esprit civique qui en est l’ossature ».

« Ne mésestimons pas, ajoutait-il, l’esprit du militaire en tant que citoyen ».

J’abonde dans le même sens, à la seule exception que j’ajouterais les femmes aux hommes qui font la richesse de l’armée canadienne.

Je tiens à ce que vous sachiez, et je suis émue de vous le dire aujourd’hui, que vous avez été une constante source d’inspiration et de fierté pour la femme que je suis et qui vous salue une dernière fois à titre de commandante en chef du Canada.

Les mots me manquent pour vous dire combien m’ont touché votre dévouement et votre amitié.

Soyez toutes et tous assurés de ma gratitude et recevez tous mes vœux de succès et de bonheur.