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ARCHIVÉE: Réception d'adieu offerte par les présidents du Sénat et de la Chambre des communes

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Réception d'adieu offerte par les présidents du Sénat et de la Chambre des communes

Ottawa, le mardi 28 septembre 2010

Mon mari Jean-Daniel Lafond et moi-même vous remercions chaleureusement de cette réception et de cette occasion que vous nous donnez de vous dire au revoir, alors que mon mandat à titre de 27e  gouverneur général du Canada tire à sa fin.

Le moins que l’on puisse dire, chers amis, c’est que la vie parlementaire de ce pays a été plutôt mouvementée ces cinq dernières années.  J’en veux pour seule preuve que j’ai procédé à la lecture de cinq discours du Trône depuis 2005.  Certains y verront sans doute un indice de la santé démocratique de notre pays…et très certainement de la mienne!

Blague à part, pour moi qui ai grandi dans une dictature sans merci, je mesure à chaque instant, et d’autant plus dans le cadre de mon mandat actuel, combien sont précieuses les valeurs démocratiques qui s’inscrivent au fondement même du pays que nous aimons tant, le Canada. 

Chacune de nos rencontres avec les Canadiennes et les Canadiens, où qu’ils s’enracinent au sud ou au nord du 69e parallèle, nous ont permis de constater combien riche est notre diversité et solide notre volonté de présenter notre pays à la face du monde comme un espace pacifique où chacune et chacun, par sa singularité et son originalité, peut contribuer à la force de l’ensemble.

Un espace diversifié et partagé, comme je le disais dans mon discours d’installation, un espace où nos histoires se croisent et se rencontrent dans une envie d’échanges de dialogue, un souci de justice et un esprit de liberté.

Mon vœu le plus cher est d’avoir contribué à nourrir le dialogue entre les femmes, les hommes et les jeunes de ce pays, à avoir permis la tenue de rencontres fructueuses, souvent entre citoyens et décideurs de tous les milieux et de tous les ordres de gouvernement ici et aussi dans le cadre d’une quarantaine de missions à l’étranger, d’avoir répercuté la parole canadienne, qui est une parole d’espoir, soucieuse d’être à l’écoute et d’être entendue, toujours prête à élargir ses horizons.

Briser ainsi les solitudes, selon ma devise, et rompre l’isolement, miser sur notre vivre ensemble étaient et restent les objectifs de la Gouverneure générale qui se tient devant vous aujourd’hui, une femme née dans un pays où les assises sociales s’étaient effondrées, où le pouvoir s’exerçait brutalement au détriment de l’ensemble, et qui a eu cette chance inouïe de poursuivre sa vie dans ce pays de tous les possibles, le nôtre.

Avec cette chance venait également une énorme responsabilité.  Celle de propager l’espoir et, autant que faire se peut, de lui donner les moyens de se réaliser.

C’est aussi la nature de votre travail, Mesdames et Messieurs les parlementaires, et la signification la plus noble et la plus souhaitable que nous puissions donner à notre démocratie.

Aussi, comme je l’ai fait si souvent, en ma qualité de gardienne de notre vie démocratique, en discutant avec nombre d’entre vous des craintes et des espoirs que m’exprimait la population canadienne, j’espère poursuivre ce dialogue et rester à l’écoute des préoccupations et des aspirations de mes concitoyennes et de mes concitoyens.

Je vous encourage vivement à multiplier les occasions d’échanges avec les Canadiennes et les Canadiens dont la générosité, la créativité et l’ingéniosité ne cesseront jamais de m’émerveiller.

Je demeure convaincue que la bonne gouvernance est d’abord et avant tout inclusive. Les gens de ce pays veulent faire partie des solutions, et Dieu sait combien ils m’en ont fait part.

Mon plus grand bonheur comme gouverneure générale du Canada aura été de me situer au plus près des actions et des rêves de mes concitoyennes et de mes concitoyens.

Je conclurai à la blague en vous avouant qu’on ne naît pas gouverneur général du Canada, mais qu’on n’en meurt pas non plus.

Dans le cadre de mes nouvelles fonctions au sein de la grande famille onusienne, comme envoyée spéciale de l’Unesco, en vue de contribuer à la reconstruction du système d’éducation et des infrastructures culturelles et patrimoniales d’Haïti, j’aimerais continuer la collaboration avec vous. Je le souhaite de tout cœur. Mon bureau sera ici, à l’Université d’Ottawa.

De ma part et de celle de Jean-Daniel, veillez accepter, Mesdames et Messieurs les parlementaires, toute notre gratitude et nos remerciements pour vos témoignages d’amitié.