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ARCHIVÉE: Dialogue jeunesse à Winnipeg

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Dialogue jeunesse à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse

Winnipeg, le mercredi 25 août 2010

Comment allez-vous?

Je vous remercie de votre accueil chaleureux.

 Je tiens d’abord à rendre hommage aux peuples autochtones qui habitent ce territoire depuis des millénaires et représentent nos racines les plus profondes dans ce pays.

Je suis extrêmement contente de me retrouver aujourd’hui à Winnipeg avec vous, les résidants de North Point Douglas.

Ma dernière visite dans votre quartier remonte à 2007, lorsque j’ai présidé les Forums sur l’art urbain à la Galerie Graffiti. C’est d’ailleurs un souvenir qui reste bien gravé dans ma mémoire.

En effet, j’ai été profondément touchée par l’ouverture et la grande honnêteté dont vous avez fait preuve en exprimant vos préoccupations face aux graves difficultés que doit surmonter votre communauté.

Même aujourd’hui, je me souviens encore de ce jeune résidant de 15 ans qui m’a raconté, les larmes aux yeux, les abus dont il avait été victime en foyer d’accueil, tout en encourageant ses camarades à ne pas sombrer dans la criminalité et à ne jamais perdre espoir.

De même, je me souviens encore de cette femme d’âge moyen, et mère de quatre enfants, qui m’a parlé des agressions au couteau dont elle et ses enfants ont été témoins juste devant leur domicile.

Je me souviens aussi de ces deux fillettes de l’école élémentaire Norquay qui ont lu avec courage une lettre dans laquelle elles appelaient tous les membres de leur communauté à se tenir les coudes et à se débarrasser des armes, des bandes criminelles et de la drogue.

Des responsables élus, y compris des ministres provinciaux, des conseillers municipaux ainsi que des membres de l’Ordre du Canada et d’autres Winnipégois influents, ont participé à nos discussions, au cours desquelles ils ont exprimé, avec beaucoup de détermination, le souhait de vous accompagner dans vos démarches.

Il s’agissait, sans contredit, de l’un des dialogues les plus émouvants que j’ai présidés au cours de mon mandat en qualité de 27e gouverneure générale du Canada.

Vous ne savez pas combien j’ai été ravie, lorsque Steven Wilson m’a écrit, juste huit mois plus tard, pour me dire que North Point Douglas avait mis en œuvre une initiative pour la revitalisation du quartier, et que celle-ci avait remporté un tel succès qu’elle vous a permis de réduire de 70 p. 100 le taux de criminalité et de fermer 32 fumeries de crack.

J’ai trouvé cela tout à fait remarquable.

En tant qu’ancienne journaliste, affectée dans tout le Canada et à l’étranger, jamais je n’ai eu connaissance d’une stratégie aussi énergique et efficace que la vôtre pour améliorer les conditions de vie dans North Point Douglas.

C’est pourquoi je m’étais promis de revenir dans ce quartier afin de vous féliciter, au nom de tous les Canadiens, pour ces réalisations.

Et, en apprenant que les Nations Unies avaient décidé de proclamer l’année 2010-2011 « Année internationale de la jeunesse » – que j’ai inaugurée au Canada, le 10 août 2010, à Rideau Hall et sur la Colline du Parlement –, j’ai décidé de rendre hommage aux réalisations de North Point Douglas en consacrant une édition spéciale de la série « On se parle? » de mes Dialogues jeunesse.

En conséquence, le Dialogue jeunesse d’aujourd’hui est le quatrième que je préside en commémoration de l’Année internationale de la jeunesse au Canada. Ces dialogues ont permis de discuter avec des centaines de jeunes, y compris avec des décideurs, des philanthropes et des membres de l’Ordre du Canada, à Ottawa, à St. John’s, à Saskatoon et, aujourd’hui, à Winnipeg.

Et je me réjouis à l’idée de rencontrer d’autres jeunes au cours des prochaines semaines à Montréal et à Toronto, où je conclurai cette série.

Aujourd’hui, l’essentiel pour moi est de pouvoir entendre directement ce que vous avez à dire sur vos réalisations et la façon dont vous vous y êtes pris pour réaliser cet exploit incroyable.

Cela est important, car, dans tout le Canada, des communautés s’efforcent de surmonter les mêmes problèmes auxquels vous avez remédié si efficacement.

Ils ont besoin d’une source d’inspiration.

Ils doivent savoir, eux aussi, que les citoyens ont le pouvoir de changer les choses.

Ils doivent aussi savoir que, pour qu’une communauté, une ville et un pays puissent se relever, tout le monde doit écouter ce qu’ont à dire les jeunes.

Et c’est justement ce que vous avez compris, vous, les résidants de North Point Douglas, les services policiers, les autorités municipales, le gouvernement provincial, les fournisseurs de soins de santé et de services sociaux.

En effet, il y a trois ans, vous avez choisi d’écouter les jeunes de Winnipeg et de répondre à leurs préoccupations.

Vous auriez pu fermer les yeux sur cet appel à l’aide et ne pas donner suite à leurs recommandations concrètes.

Toutefois, vous avez choisi d’ouvrir votre cœur et d’écouter, de sorte que l’ouverture dont vous avez fait preuve donne encore des résultats aujourd’hui. J’estime que c’est là, chers amis, l’incarnation même de la solidarité, de l’inclusion et de la bonne gouvernance.

Vous êtes une source d’inspiration pour le pays tout entier.

C’est pour cette raison que je me réjouis de continuer à collaborer avec vous et les jeunes de tout le Canada, par l’intermédiaire d’une nouvelle fondation, la Fondation Michaëlle Jean, dont le siège sera situé à Ottawa.

La Fondation aidera avant tout à la création d’un réseau national d’organisations de jeunes de tout le Canada, et lui donnera les moyens d’action nécessaires. Cela vaut tout particulièrement – et je m’adresse à Steven Wilson – pour les organisations qui ont recours à l’art urbain comme outil de transformation sociale.

Par vos réalisations, vous avez montré que le dialogue et la compréhension mutuelle, à savoir les grands thèmes de l’Année internationale de la jeunesse, sont essentiels à la création de communautés plus fortes, plus inclusives et plus prospères.

Grâce au dialogue qui se tiendra cet après-midi, les gens de Winnipeg et les citoyens de tout le Canada pourront se faire une meilleure idée des mesures à prendre pour remporter le même succès que vous.

C’est d’ailleurs là mon vœu le plus cher.

Merci.