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ARCHIVÉE: BLOGUE : De retour d'Ukraine

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2 mai 2009

par Son Excellence Michaëlle Jean

De retour d’Ukraine et de Norvège, encore imprégnée des lieux, des rencontres, des forums intenses, palpitants, souvent émouvants.

Partout, l’accueil a été sous le signe de l’amitié, de l’importance de célébrer et de renforcer nos liens, mais aussi de rassembler nos idées et nos forces autour de solutions face aux nombreux défis économiques et sociaux de l’heure. En plus des rencontres officielles, des discussions bilatérales, des cérémonies protocolaires, beaucoup d’occasions de rencontres avec la population, des forums avec des jeunes, des artistes, des représentants de la société civile y compris des gens d’affaires.

L’Ukraine est touchée de la solidarité dont notre pays a toujours fait preuve par temps de crise humanitaire et de tourmente politique qui ont poussé des milliers d’Ukrainiennes et d’Ukrainiens à se réfugier au Canada dès le XIXe siècle. On compte maintenant plus d’un million de Canadiennes et de Canadiens d’origine ukrainienne. Elle n’oublie pas non plus que le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître la République d’Ukraine en 1991, à l’issue d’un référendum où plus de 90 % de la population optait pour l’indépendance. Nous avons aussi suivi avec le plus grand intérêt la mobilisation sans précédent de la société civile en faveur du plein respect de l’état de droit et de la démocratie dans ces jours fiévreux de la «Révolution orange» à l’hiver 2004.
La visite d’État que nous y avons effectuée était cette fois encore une façon d’exprimer à nos amis d’Ukraine qu’ils ne sont pas seuls. La crise financière mondiale les frappe durement en pleine transition économique et politique. Les citoyennes et citoyens rencontrés à l’occasion des forums que nous avons souhaités avec la société civile nous ont expliqué combien les temps sont difficiles, mais combien il est d’autant plus crucial de ne pas baisser les bras, de ne pas céder à la morosité. Là est le défi. Ils puisent chaque jour dans ce qui constitue leur plus grande force : ce sens aigu de l’histoire, ce sentiment d’appartenance à une culture riche et singulière, cette capacité de renaître des pires épreuves, ce désir profond de s’affirmer, d’apporter leur voix au dynamisme européen et leur concours sur la scène internationale.

Lors des discussions bilatérales, il a beaucoup été question des façons de diversifier nos partenariats, de dynamiser la coopération entre nos institutions et d’établir des ponts entre nos organismes non gouvernementaux, bref, de mettre à profit nos expertises et nos pratiques.

Une nouvelle chambre de commerce canado-ukrainienne a été inaugurée. Il y a une volonté claire de faciliter la mobilité des jeunes et leurs projets d’échange. Le Dialogue jeunesse au Palais des Arts à Lviv, tout comme celui à l’Académie Mohyla de Kyiv et la discussion avec les étudiants en cinéma ont  donné lieu à des échanges très animés.  Ils ont porté sur l’engagement au sein de la société civile, la participation et l’apport des jeunes qui, dans l’histoire ukrainienne, ont toujours donné l’impulsion au changement, la place des femmes, la reconnaissance des droits des minorités pour une société plus inclusive, l’accès à l’information et à l’éducation, l’importance de renforcer les infrastructures scolaires.

Le musée de Chornobyl était troublant. Remonter le cours des événements, constater leur ampleur, entendre les témoignages de survivants nous remet en tête qu’il est essentiel de rester vigilants pour prévenir ensemble ce genre de catastrophes. Le Canada maintient son appui aux populations qui ont été affectées par les radiations et assiste l’Ukraine dans l’exploration de solutions pour contenir la radioactivité et développer une exploitation plus sûre de l’énergie nucléaire.

Les réseaux de solidarité sont solides dans ce pays. Nous l’avons constaté lors de rencontres avec plusieurs organisations qui viennent en aide aux familles, notamment à celles d’enfants handicapés dont  l’ACDI soutient le projet d’intégration scolaire, des associations qui travaillent aussi à la reconnaissance des droits des femmes et assistent celles qui sont en situation de crise.

La délégation canadienne était composée principalement de représentants de la société civile. La contribution de chacun a été remarquable et a permis des contacts précieux pour d’éventuelles coopérations dans l’esprit de cette diplomatie citoyenne, à échelle humaine que nous aimons pratiquer.