Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

ARCHIVÉE: BLOGUE : Nos pensées au Mali...

Information archivée dans le Web

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange par contactez webmestre@gg.ca.

28 novembre 2006

par Son Excellence Michaëlle Jean

Le Mali résonnera longtemps dans nos esprits et dans nos cœurs. Dès l’arrivée, dès l’accueil le ton était donné. Des femmes par centaines sur le tarmac m’interpellaient au cri de « solidarité entre les femmes du monde entier ! ». Et c’est sous le signe de la solidarité que s’est déroulé tout le séjour. Des rencontres avec le Président de la république à celles avec les parlementaires ou avec les organisations de la vibrante société civile malienne, y compris les échanges avec les citoyennes et les citoyens, le dialogue s’est engagé chaque fois sur des questions de grand intérêt.

Dès le discours prononcé devant l’Assemblée nationale malienne j’ai tenu à rendre hommage au travail, au courage, à la détermination manifeste, à tous les niveaux de la société, de faire une place plus grande aux femmes dans le respect de leurs droits et d’agir notamment contre les mutilations génitales qui sont une offense à leur intégrité physique, à leur dignité et dont les effets sont dévastateurs pour les filles et les femmes. Et au fur et à mesure où nous allions à la rencontre de la population il était possible de constater cette mobilisation. En pays Dogon par exemple, les habitants de 97 villages sont venus à ma rencontre, certains après des jours de marche, pour signaler comment et pourquoi ils ont mis fin à ces pratiques.

Le plus émouvant était d’entendre d’anciennes exciseuses parler de leur décision d’arrêter, de participer au travail sur les mentalités et d’agir contre celles qui refusent de déposer les couteaux et les lames au nom de la tradition. Elles ont vu des petites filles mourir au bout de leur sang et réalisé également combien l’excision et les infibulations ont des conséquences graves voire irréversibles sur la santé et la vie des femmes. Des autorités religieuses, des élus, des membres du corps médical, hommes et femmes sont réunis dans la lutte contre les croyances et les coutumes qui prônent les mutilations génitales féminines. La réflexion est bien engagée et beaucoup attendent avec impatience la mise en place d’un code de la famille et d’un cadre légal assorti des mesures nécessaires pour éradiquer ces pratiques dans tout le pays.

Tous ces villageois étaient aussi venus témoigner de leurs efforts pour un développement intégré de leur région : comment ils ont décidés de mieux gérer leurs ressources en eau potable, d’agir contre l’érosion en reboisant, de mieux administrer leurs cultures pour plus de sécurité alimentaire, d’ouvrir une nouvelle école et une clinique de santé communautaire, de mener des campagnes de planification familiale et de prévention du VIH-SIDA, d’interdire les mariages forcés. Le plus réjouissant c’était de les entendre nous raconter que grâce au Canada, après six ans de coopération, leurs communautés sont plus fortes, mieux organisées que jamais. Leurs infrastrures et leurs réalisations sont là pour durer.
 
Notre voyage et notre blogue se poursuivent au Ghana...