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ARCHIVÉE: Sommet-jeunesse international - Huntsville

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Sommet-jeunesse international – MON SOMMET 2010

Huntsville, le vendredi 25 juin 2010

Comment allez-vous?

Permettez que je salue les peuples Wasauksing, qui vivent et prospèrent sur cette terre ancestrale où nous nous trouvons réunis aujourd’hui.

Ces peuples, de même que des milliers d’autres peuples des Premières nations, inuits et métis d’un bout à l’autre de ce pays, constituent nos racines les plus profondes dans ce territoire, et nous honorons leurs ancêtres qui y ont vécu depuis des temps immémoriaux.

De la part de tous les Canadiens et Canadiennes, je voudrais vous souhaiter la bienvenue à tous ceux et celles qui sont ici, venus de loin, de plusieurs parties du monde.

Sachez que c’est une joie pour moi de vous rencontrer, et que je suis profondément touchée de voir à quel point vous prenez très au sérieux le déroulement de ce sommet. On me dit que vous avez travaillé très tard hier soir ainsi que les journées précédentes.

Au-delà des négociations qui auront lieu entre les dirigeants politiques, ce séjour à Huntsville vous offre l’occasion de créer des réseaux, d’échanger des idées et de proposer des solutions aux enjeux qui seront débattus au plus haut niveau de décision aux Sommets du G8 et du G20.

Et en tant que gouverneure générale et commandante en chef du Canada, je trouve que c’est formidable!

J’ai toujours cru que la diplomatie bilatérale et multilatérale va au-delà des négociations entre gouvernements.

Les échanges de peuple à peuple, ou ce que j’aime appeler « la diplomatie à échelle humaine », sont tout aussi importants.

Les forums comme celui-ci, notamment, jouent un rôle crucial, car ils permettent de faire entendre la voix des jeunes et, par le fait même, celle de la société civile dans son ensemble. Ils font en sorte que vos perspectives puissent faire partie de la solution.

J’ai eu la possibilité ces dernières années, de voyager à travers le Canada et à travers le monde et d’observer au plus près des actions qui ont été accomplies sur le terrain et d’établir un état des lieux des forces vives les plus constructives face aux défis nombreux auxquels nous sommes tous confrontés.

Partout où je suis allée lors de mes visites d’État et mes visites officielles — quand j’ai sillonné le continent africain, toutes les régions de l’Europe, et l’ensemble des Amériques — je me suis assurée d’aller à la rencontre des citoyens et surtout de prendre le temps de discuter avec la jeunesse pendant mes Dialogues jeunesses et Forums des arts urbains.

Et j’ai toujours été émue par l’énergie que vous m’avez donnée, la force de vos idées, et par votre audace, votre capacité de prendre des risques, qui permettent donc de renverser l’impossible et de réaliser beaucoup.

Pour vous avoir vu à l’œuvre, je sais comment vos actions sont porteuses d’espoir pour tant de gens dans vos localités mais aussi à travers le monde.

Plusieurs d’entre vous utilisez les arts et la culture et même les nouvelles technologies comme outils pour améliorer le sort de vos communautés et pour jeter des ponts par delà les frontières géographiques, linguistiques, ethniques, et même religieuses.

Si certains qualifient vos idées d’utopiques ou d’idéalistes, avec un soupçon de mépris, ou de condescendance, c’est parce qu’ils ont oublié que dans tous les changements majeurs qu’on nomme des révolutions, des tournants décisifs — pensons à l’effondrement du mur de Berlin, la révolution orange, la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, et j’en passe — la jeunesse a toujours été à l’avant plan.

Pensons aux États-Unis d’Amérique, où c’est grâce à la mobilisation sans précédent des jeunes que l’impossible — c’est-à-dire l’élection du premier président afro-américain — est devenu réalité. Soixante-six pour cent des électeurs qui ont changé le cours des choses avaient moins de 30 ans!

Donc, je vous encourage à ne pas vous laisser abattre.

Car vous êtes non seulement les leaders de demain. Vous êtes aussi les leaders d’aujourd’hui.

Et c’est maintenant plus que jamais que nous devons entendre vos idées, que nous devons écouter vos points de vue, que nous devons vous inviter à la table de décision.

Votre vision compte.

Votre capacité d’agir à l’échelle locale comme à l’échelle internationale est importante.

Votre volonté de mettre les paroles en action est primordiale.

Et votre  capacité de démolir les silos pour favoriser la création et la multiplication de réseaux sociaux sont d’importantes leçons pour les dirigeants des pays.

Et je sais à quel point vous voulez être entendus.

Se priver de vos efforts et de votre capacité d’agir, c’est se priver d’une ressource essentielle.

Voilà pourquoi, si je n’avais qu’une chose à dire aux leaders des G8 et G20, ce serait ceci : prenez le risque d’écouter les idées des jeunes et vous serez étonnés par la force de leur créativité et de leurs pensées critiques.

Que vous soyez dans la rue en train de manifester ou que vous soyez dans l’enceinte de ce campus, ce que vous, les jeunes, avez à dire mérite d’être entendu.

J’insiste cependant sur des actions constructives.

Parce qu’il est toujours malheureux que ce soit les actions des casseurs qui sont rapportées plutôt que les idées riches et prometteuses.

Car dans tous les sommets il y a le risque que la jeunesse soit uniquement associée aux casseurs.

Or je sais à quel point vos préoccupations ont à voir avec le rêve d’un monde meilleur.

D’un monde plus libre.

Un monde plus juste.

Un monde plus soucieux de l’environnement et plus durable.

Un monde où la richesse est plus équitablement partagée.

Si je dis cela, c’est parce que je vous ai vus en action.

Le monde sera nettement meilleur quand on reconnaîtra la force vive de la jeunesse comme faisant partie des solutions.

Après tout, vous représentez maintenant plus de la moitié de la population du globe.

Et je ne parle pas uniquement des étudiants des universités.

Je parle de tous les jeunes : celles et ceux qui œuvrent au sein d’organisations communautaires ou qui les dirigent; celles et ceux qui travaillent auprès des jeunes de la rue; celles et ceux qui participent à l’action des institutions multilatérales ou des ONG; celles et ceux qui sont impliqués dans de petites associations communautaires; ou même celles et ceux qui tentent, d’eux-mêmes, de changer les choses pour le mieux.

Je vous vois déterminés à démanteler les murs de l’indifférence parce que l’indifférence est un drame dans notre monde.

Davantage de fossés se creusent entre nous et génèrent des solitudes.

Donc, votre réflexion sur les façons de mieux vivre ensemble, faire ensemble, est donc des plus importantes pour un monde qui aujourd’hui subi l’impact de crises financières, de catastrophe écologique et naturelle, et de la pauvreté.

S’isoler n’est pas la solution.

Travailler ensemble est la solution.

C’est la raison pour laquelle il me tarde de vous entendre parler de vos points de vue sur les façons de travailler ensemble pour trouver des solutions aux grands problèmes de notre planète.

J’aimerais vous entendre parler de certaines des solutions que vous avez identifiées.

Et j’aimerais vous entendre parler de la façon dont vous envisagez de poursuivre ce dialogue une fois de retour dans vos localités.

Votre présence ici est vitale.

Ne ratez donc pas l’occasion de faire une différence.

Je vous remercie.