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ARCHIVÉE: Déjeuner en compagnie de dirigeants de pays africains

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Déjeuner en compagnie de dirigeants de pays africains invités dans le cadre du Sommet du G8 dans la région de Muskoka

Huntsville, le vendredi 25 juin 2010

C’est une joie pour moi que de vous souhaiter la bienvenue au Canada, plus particulièrement dans ce cadre pittoresque de la région de Muskoka qui signifie, en langue algonquine, l’une des premières Nations des Amériques, « contrée de la terre rouge ».

L’Afrique, que j’ai traversée de part en part et jusqu’en son milieu, je l’ai dans le sang et dans le cœur.

J’y aurai effectué dix missions au cours de trois voyages, ce qu’aucun gouverneur général du Canada n’avait fait avant moi.

Ce continent de mes ancêtres, l’Afrique de tous les défis, je l’ai découverte sur la route riche de possibilités, si différente de la vision pessimiste qu’on nous en donne trop souvent.

Monsieur le Président Zuma, c’est d’ailleurs un grand bonheur ces jours-ci, alors que se tient chez vous la Coupe du monde de la FIFA, de retrouver dans les grands médias nationaux et internationaux cette Afrique du Sud porteuse d’espoir et de liberté qu’il m’a été donné de découvrir en décembre 2006, lorsque je m’y suis rendue en visite d’État.

À chacune de mes visites, dont trois se sont déroulées dans les pays que vous représentez – l’Afrique du Sud, comme je viens de le mentionner, l’Algérie, aussi en 2006, et le Sénégal où j’étais récemment, comme vous le confirmera le président Wade –, j’ai constaté la volonté des populations de miser sur les forces de vie.

Toutes les promesses que recèle l’Afrique — et elles sont nombreuses — s’incarnent dans les femmes et les hommes de tous les milieux, de la société civile aux élus, jeunes et moins jeunes, qui font face avec courage, conviction et dignité aux défis auxquels leurs communautés, leurs sociétés sont confrontées.

Et je suis plus que jamais convaincue que s’il y a renaissance de l’Afrique, c’est parce que j’ai vu combien les femmes africaines portent le continent sur leurs épaules et combien son développement dépend des efforts quotidiens qu’elles déploient.

Des femmes qui se dévouent sans compter pour le bien-être de leur communauté.

Des femmes qui jouent un rôle clé en tant que ministres ou parlementaires.

Des femmes comme la présidente du Libéria, Son Excellence Ellen Johnson-Sirleaf, que j’ai rencontrée lors d’un Colloque international sur le renforcement des capacités des femmes, le développement du leadership, la paix et la sécurité, auquel elle m’avait invitée à participer.

Des femmes aussi qui accomplissent un travail essentiel dans des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation et la justice.

Partout, j’ai vu combien les femmes africaines mobilisent les forces et les énergies quand il s’agit de s’attaquer à des questions difficiles, mais inévitables, comme la planification familiale, l’intégrité physique des jeunes filles, l’accès à l’éducation, la sécurité alimentaire et j’en passe.

Elles ont un grand esprit d’entreprise, elles sont fiables, elles ont du cœur au ventre.

Ces femmes sont une source d’inspiration, et la reconnaissance de leur contribution a toujours été pour moi une priorité inébranlable.

Dans tous les pays que j’ai parcourus, j’ai pu constater qu’il existe une volonté ferme d’en finir avec les misères qui affligent l’Afrique.

L’Afrique est à pied d’œuvre pour en arriver à une bonne gouvernance, pour contrer la faim et la maladie, pour offrir une éducation à ses filles et à ses fils, pour mettre fin aux conflits et à la violence. 

Les Africaines et les Africains sont créatifs et rien n’est à leur épreuve. Nous devons reconnaître l’Afrique comme étant une région du monde qui a tant à offrir, où les perspectives d’avenir sont multiples.

Sachez que les Canadiennes et les Canadiens partagent les espoirs de paix, de sécurité et de prospérité des Africaines et des Africains, de même que leur confiance en leur capacité d’assumer pleinement leur destin.

Si elle a dû et si elle doit encore se défaire des stigmates de l’histoire, l’Afrique ne cesse aujourd’hui de se réinventer et de contribuer de son apport singulier à la richesse et au mieux-être de l’humanité.

C’est à cette Afrique-là que je lève mon verre.   

À sa renaissance.  

Et à l’amitié qui nous lie, par-delà l’océan.