Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

ARCHIVÉE: Lancement du Programme de leadership communautaire pour les femmes autochtones

Information archivée dans le Web

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange par contactez webmestre@gg.ca.


Lancement du Programme de leadership communautaire pour les femmes autochtones

Gatineau, le lundi 7 juin 2010    

Merci, Mary, de vos paroles si aimables.

Permettez-moi tout d’abord d’honorer le peuple Algonquin, puisque c’est sur leur terre ancestrale que nous nous trouvons aujourd’hui.

Je suis ravie de me joindre à vous à l’occasion du lancement du Programme de leadership communautaire pour les femmes autochtones, mis de l’avant par le Coady International Institute. 

Ce lancement, que nous célébrons ensemble aujourd’hui, me réjouit d’autant que j’ai toujours cru au pouvoir qu’ont les femmes d’améliorer la qualité de vie de leurs communautés.

C’est par les femmes que passe la vie.

C’est par elles que se manifeste et se perpétue l’esprit de solidarité.

Les femmes, oui, sont porteuses d’espoir.

Ces qualités qu’on nous  reconnaît sont comme une affirmation de la vie et contribuent à renforcer notre tissu social. 

C’est pourquoi je n’hésite pas à affirmer que l’avenir de notre pays, voire celui de l’humanité, repose sur les efforts que les femmes déploient au quotidien au sein de leurs collectivités.   

Disons-le franchement : les femmes forment l’épine dorsale de notre société.

J’estime qu’il est impératif d’unir nos forces et nos ressources pour donner aux femmes les moyens de devenir des chefs de file au sein de nos organismes à but non lucratif, de nos entreprises du secteur privé et de nos corps législatifs. 

C’est une nécessité d’autant plus manifeste dans le cas des femmes inuites, métis et des Premières nations du Canada, encore sous-représentées dans les grandes institutions du pays.

Permettez que je vous appelle « mes sœurs ».

Vous connaissez l’importance et la valeur d’un leadership efficace.

Vous vous êtes libérées du joug de l’oppression coloniale et de la discrimination.

Vous avez retrouvé la force de vivre et d’agir après l’horrible expérience des pensionnats autochtones, l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du Canada.  

Vous avez réussi à préserver et revitaliser les cultures, les langues et les traditions enracinées dans ce continent depuis des millénaires. 

Votre histoire est une leçon de courage et de résistance qui mérite d’être connue des Canadiennes et des Canadiens parce qu’elle est source d’espoir et d’inspiration.   

Pour reprendre les paroles de Mary Simon, à qui nous rendons hommage aujourd’hui, « la langue et la culture autochtones demeurent fortes et vivantes.»

Et c’est beaucoup à vous, femmes autochtones du Canada, que nous devons cette grande réalisation.

Partout où je vais, au pays ou à l’étranger, je me fais un devoir de rappeler à celles et à ceux que je croise sur ma route que le patrimoine autochtone du Canada représente nos racines les plus profondes et que nous devons toutes et tous, aussi bien les autochtones que les non-autochtones, œuvrer avec ardeur à sa préservation et à son rayonnement.

C’est une responsabilité collective qui nécessite une vigilance de tous les instants.

Chaque geste compte.

Et chacune et chacun a un rôle à jouer.

C’est la raison pour laquelle les paroles de repentir et de profond regret qui ont été prononcées au Parlement lors des excuses officielles faites aux anciens élèves des pensionnats autochtones, en 2008, ont été si importantes.

Ce moment historique a été plus qu’un aveu du tort causé et plus qu’une expiation.

Le pardon officiel a été un appel à l’action, nous invitant toutes et tous à tourner notre regard vers l’avenir, malgré les torts commis et malgré les préjugés et les blessures subis, afin de pouvoir recommencer à neuf sur les fondements solides de la vérité, de la justice, de la dignité humaine et de la solidarité.

Ce soir, chers amis, vous avez choisi de répondre à cet appel qui résonne encore et aussi fort en nos cœurs, deux ans plus tard. 

En cultivant les capacités de leadership de la nouvelle génération de femmes autochtones, vous contribuez au succès d’une campagne nationale qui apportera guérison, réconciliation et davantage de solidarité et de prospérité à ce pays que nous avons en partage.

À titre de présidente d’honneur du Coady International Institute, je suis fière d’être associée à ce projet admirable.  

Vous avez de quoi être fiers et vous féliciter de la création de ce nouveau programme.

Avant de terminer, permettez que je répète ici ce que m’a confié une jeune femme de 27 ans, qui vient d’être élue membre de son conseil de bande de l’île Manitoulin.

À l’occasion du Dialogue jeunesse que j’ai tenu dans le cadre des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, cette jeune femme m’a dit : « Dans 20 ans, la mémoire de nos enfants ne sera plus constituée des souvenirs qui remontent à l’époque des pensionnats autochtones. »

« Ce qui demeurera vivant dans la mémoire de nos enfants, ce sont celles et ceux qui auront lutté pour la liberté, de même que les jeunes qui auront eu le courage de reprendre nos terres et qui diront : Nous sommes là et nous nous tenons debout, nous avons des choses à dire et nous sommes fiers de ce que nous sommes. » 

Chers amis, faisons en sorte que ces paroles prophétiques se réalisent.

C’est là mon vœu le plus cher.

 Je vous remercie.