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ARCHIVÉE: 20e congrès annuel du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec

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20e congrès annuel du Regroupement des jeunes
chambres de commerce du Québec (RJCCQ)

Montréal, le vendredi 28 mai 2010

Vous savez ce qui me fait plaisir? C’est que j’ai vraiment le sentiment de venir à la rencontre d’une génération dont les projets et les entreprises portent en eux à bien des égards non seulement le monde de demain mais de quoi sérieusement dynamiser le monde aujourd’hui.

On colporte souvent à qui veut l’entendre le préjugé selon lequel les jeunes d’aujourd’hui sont blasés, désabusés, sans projet.

Or, ce que je vois et ce que j’entends depuis cinq ans d’un bout à l’autre du pays,  car à titre de gouverneur général du Canada je l’ai beaucoup traversé, ce sont des jeunes engagés, qui croient et qui espèrent, qui ont des idées, qui créent, des jeunes qui agissent pour le bien de l’ensemble, qui prennent des risques courageux.

Au Canada comme à l’étranger, jamais jeunesse ne s’est montrée plus sensible aux défis qui se posent à nos sociétés et n’a eu autant conscience de l’ampleur planétaire qu’ils revêtent.

Vous n’êtes pas indifférents, loin de là. Partout, vous trouvez des moyens imaginatifs et partout vous entreprenez avec audace des démarches novatrices pour mobiliser les gens autour de vous et pour changer les choses.

Quel plus bel exemple de cela que le vôtre, membres des jeunes chambres de commerce du Québec.

Les moyens d’agir, vous vous les êtes donnés, et dans la solidarité.

Certes, ce n’est pas en misant seulement sur les idées d’hier qu’on pourra construire le présent et l’avenir.

Vous êtes de la génération d’Internet, du Blackberry, des iPods et du portable. Les moyens technologiques dont vous disposez sont à la mesure de votre imagination. Vous aimez travailler en réseau et transcender les frontières. À preuve ce soir …

De plus, vous êtes nés à une époque où la diversité des cultures va de soi.

L’horizon de vos vies est à la dimension de la planète.

Nos sociétés ne peuvent plus se passer de votre apport, de vos perspectives, de votre action, et vous avez la responsabilité de secouer nos façons de faire, de bousculer les idées reçues, de débusquer les préjugés, tout ce qui exclut et barre la route au progrès.

À vous d’annoncer les couleurs de la modernité, et d’en exprimer toutes les potentialités.

Vous êtes l’âme du changement, et ce changement passe par vous, assurément.

Vous savez, personne n’a échappé à la tourmente économique qui a secoué notre monde, et les jeunes sont plus fortement touchés par les conséquences de cette crise.

C’est tout un système fondé sur la logique marchande et le chacun pour soi qui s’est écroulé comme un château de cartes, nous entraînant à sa suite, et qui tente aujourd’hui de se reconstruire sur d’autres bases.

Ce qui est sûr, c’est que ce monde qui vient de traverser une crise financière dont l’issue est encore incertaine a besoin de nouvelles façons de penser et de faire.

Ce qui est sûr aussi, c’est que pour créer de la croissance et de la richesse dans le contexte actuel, cette société qui est la nôtre a besoin de sang neuf, a besoin d’une vision neuve de l’avenir.

Cette société a besoin des idées, des rêves et de l’audace des jeunes.

Vous avez eu l’ouverture d’esprit et l’initiative de vous engager dans la société québécoise et de participer à son mieux-être. Votre détermination et votre travail sont devenus des moteurs de son économie.

À nous maintenant de démontrer la même ouverture envers vous qui vous êtes engagés dans tous les domaines.

C’est une question de responsabilité collective.

Je dirais même, comme je l’ai souligné devant les experts de DiverseCity et les membres du Canadian Club à Toronto, le 10 mai dernier, que c’est une question de responsabilité sociale d’entreprise.

Jeunes entrepreneurs du Québec, vous avez mis en place des réseaux et un regroupement qui vous permettent de développer vos capacités, de faire entendre votre voix et de faire avancer le Québec sur la voie de la prospérité.

Des réseaux de solidarité qui multiplient et renforcent la portée de votre action.

Mais il reste que les entreprises bien établies ont la responsabilité de vous ouvrir leurs réseaux et de servir de mentors si la transmission de ce qu’ils ont bâti leur tient à cœur. Et je ne doute pas que ce soit le cas.

Les jeunes doivent pouvoir trouver soutien, formation et conseils auprès de celles et de ceux qui ont pavé la voie et qui s’inscrivent dans la lignée des grands bâtisseurs de l’économie du Québec, comme l’a été Alphonse Desjardins au début du siècle dernier.

Jeunes et moins jeunes, nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.

Du métissage des idées des jeunes entrepreneurs et de l’expérience d’entrepreneurs chevronnés viendront des promesses d’avenir et de prospérité pour le Québec.

Je crois aux forces vives que vous représentez. C’est une conviction sur laquelle repose mon engagement envers vous, les jeunes, et dont j’ai fait ma priorité à titre de gouverneure générale du Canada.

J’estime qu’investir en vous, comme nous invitent à le faire les Nations unies à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse, dont le coup d’envoi est prévu pour le 12 août, est un acte de foi.

Foi en vos capacités de créer de nouvelles possibilités pour la société toute entière.

Et à partir du moment où l’on se met à croire que tout est possible, rien ne peut nous empêcher d’aller de l’avant, comme vous nous le rappelez si vivement aujourd’hui.

En terminant, permettez que je remercie la Jeune chambre de commerce haïtienne, qui est l’hôte de votre congrès cette année.

Sachez que la femme d’origine haïtienne qui se tient devant vous est fière du travail que vous accomplissez et de la place que vous occupez dans la société québécoise.

Sachez aussi qu’il est bon de me retrouver parmi la jeunesse du Québec, toujours aussi vive et dynamique, et à laquelle je suis si attachée.

Je vous remercie.