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ARCHIVÉE: Table ronde sur le rôle des femmes - République démocratique du Congo

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Table ronde sur le rôle des femmes  

Kinshasa (RDC), le lundi 19 avril 2010

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Le rôle que nous jouons, nous, les femmes, dans le développement des sociétés est incontestable.

En République démocratique du Congo, comme dans bien des pays d’Afrique, c’est toute l’organisation de la vie familiale, sociale et économique qui repose sur les efforts quotidiens déployés par les femmes.

J’évoque ici avec fierté l’image percutante de la « femme aux milles mains » qu’utilise Bernadette Ntumba, militante engagée dans la lutte contre les violences sexuelles, pour illustrer le travail des femmes congolaises. 

Ce sont les femmes qui cultivent les champs.

Ce sont les femmes qui élèvent le bétail.

Ce sont les femmes qui puisent l’eau et vont chercher le bois pour le chauffage.

Ce sont les femmes qui vendent les produits au marché.

Ce sont les femmes qui créent de petites entreprises, des magasins, des salons de coiffure, des ateliers de couture.

Ce sont les femmes qui éduquent et prennent soin des enfants.

À elles seules, les femmes nourrissent la communauté et pourvoient à presque tous ses besoins.

Hélas, ce sont aussi les femmes et les enfants qu’elles mettent au monde qui sont frappés de plein fouet par la pauvreté, la malnutrition, la maladie, les violences, le plus souvent des conséquences directes des conflits qui perdurent.

La République démocratique du Congo demeure l’un des pays les plus dangereux où naître. Et j’ajouterais, où donner naissance.

Selon le Fonds des Nations Unies pour la population, il y a 1 100 décès de femmes pour  100 000 naissances vivantes.

Chaque femme compte, et chacune d’elle devrait disposer des meilleures conditions possibles pour donner la vie.

J’estime que tous les efforts déployés pour favoriser la participation équitable des femmes à la vie économique, politique et sociale seront voués à l’échec si rien n’est fait pour abaisser le taux de mortalité maternelle et infantile et pour élargir l’accès aux services de base que sont les soins de santé et l’éducation.

C’est dans cette perspective que le Canada se fait le partenaire de la société congolaise dans des secteurs prioritaires comme la santé et qu’il centre son action sur l’aide humanitaire, particulièrement celle apportée aux femmes et aux enfants.

Cette clinique, qui existe depuis plus de 80 ans me disiez-vous, est un bel exemple de ce qu’il est possible d’accomplir en ce sens.

Un pays ne peut progresser en misant sur les inégalités.

Un pays ne peut progresser si les femmes et leurs enfants, qui représentent plus de la moitié de la population, vivent dans la peur, dans le dénuement et la précarité.

Ils le savent bien tous ceux qui entretiennent un climat de terreur et perpétuent la violence, plus particulièrement dans la partie orientale du pays.

S’attaquer à la dignité des femmes et des enfants, les humilier et les détruire, c’est mettre en péril l’avenir du pays et anéantir tout espoir de paix et de reconstruction.

Il est grand temps, mes amies, mes sœurs, que nous misions sur la force collective que nous représentons et sur notre pouvoir de changer les choses.

C’est ce que vous faites, à l’échelle du pays, vous qui êtes engagées dans des organismes de lutte pour la reconnaissance des droits des femmes et des filles, dans le combat quotidien pour la paix, la sécurité et en faveur du dialogue.

Grâce à vous toutes, la situation des femmes congolaises, notamment l’ampleur des violences sexuelles qu’on leur inflige, fait l’objet d’une mobilisation qui transcende les frontières et qui suscite un élan de solidarité dans l’ensemble de la communauté internationale.

Le savoir et le reconnaître est déjà un signe d’espoir et un gage de changement.

Il me tarde maintenant de vous entendre.