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ARCHIVÉE: Lancement de la campagne du coquelicot

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Lancement de la campagne du coquelicot

Rideau Hall, le mardi 13 octobre 2009

Pas un jour ne s’écoule sans que l’actualité nous rappelle la chance que nous avons de vivre en liberté, alors que la barbarie et la misère affligent tant de populations dans le monde.

Défendre cette liberté contre ce qui pourrait la restreindre impose de nombreux sacrifices.

Je le sais.

Chaque fois qu’un de nos soldats meurt en Afghanistan, j’accompagne les familles en deuil, et il m’importe aussi de rendre visite à nos jeunes soldats blessés, dont la vie ne sera jamais plus la même.

Je dois vous avouer que mon cœur est lourd, alors que je lance la campagne du coquelicot à titre de gouverneure générale du Canada et de commandante en chef des Forces canadiennes.

Lourd du poids des pertes qu’ont connues les Forces et le pays tout entier, de la douleur des pères et des mères, des partenaires de vie et des enfants, des frères et des sœurs qui ont perdu un être cher en Afghanistan, lourd du poids du traumatisme des blessés.

Et je ne peux m’empêcher de penser à vous, anciens soldats qui avez participé aux conflits parmi les plus meurtriers de l’histoire.

À vous qui avez connu le front, les tranchées, la peur de ne plus revoir les vôtres, la mort de vos compagnons d’armes, par milliers, tous dans la fleur de l’âge, la dévastation sous vos yeux.

C’est un peu comme si les sacrifices et les souffrances des militaires d’aujourd’hui et de leurs familles se faisaient l’écho de ceux que vous avez vécus, anciens combattants, au cours des grandes guerres du siècle dernier.

Comme s’il ne s’agissait plus que d’un seul et même cri, d’un seul et même vœu, d’un seul et même espoir : que l’humanité soit enfin et à jamais libérée du joug de la violence et de l’oppression.

Porter le coquelicot à la boutonnière n’est pas un geste anodin.

C’est une promesse.

Celle de ne jamais oublier, malgré la fuite du temps.

Celle, enfin, de nous engager résolument à construire la paix ici, maintenant, chaque jour.

Je vous remercie.